Changer le monde

Quoi de plus naïf et de plus prétentieux, non ?
   Ceci dit, le monde change sans cesse, le problème c'est que la direction générale de ce changement est carrément alarmante.
  Alors, que pouvons nous faire pauvres mortels avec notre pouvoir minuscule ?
   C'est le but de ce blog: mettre au clair la situation, qu'est-ce qui, fondamentalement, ne va pas? Qu'est-ce qui déconne? Et quelles voies on peut suivre pour tenter de renverser la vapeur, de peser dans le bon sens, de trouver des solutions ou des issues à ce cheval pris de folie qu'est devenu le monde globalisé ?
  Donc, peu à peu une structure va apparaître, pour nettoyer et clarifier ces idées. 
        Prenons certains problèmes, d'abord dans le désordre, comme ils viennent.
              En Europe, les délocalisations: le problème est simple, mais cynique et tragique à la fois. La main d'œuvre est meilleur marché ailleurs qu'en Europe, puisque la précarité y est plus grande et les lois sociales souvent inexistantes. Donc, les firmes (qui par le jeu des fusions et rachats en cascade dépendent chaque fois plus de multinationales) ferment leurs usines (par ex.: en France, le cas "Continental" a été particulièrement, médiatisé, et à juste titre, en Belgique, Volkswagen s'est aussi distingué. Vous pouvez consulter dans un premier temps l'article Wikipedia sur la délocalisation --> ici) souvent même quant l'usine est bénéficiaire, et mettent au chômage des travailleurs qui ont travaillé toute leur vie en s'identifiant à la compagnie et en luttant pour être compétitifs et parvenir à un bon produit. Ces gens sont souvent trop âgés que pour retrouver du travail, leur chômage et plus tard pension n'est pas assez élevé que pour leur permettre de vivre dignement, ils tombent dans une forte précarité. Et pourquoi ? Parce que les actionnaires ont décidé que le rendement n'était pas assez élevé (oui, bien sûr, il y en a, mais il serait plus élevé en Europe de l'Est, au Maghreb, en Chine,...). La logique d'entreprise ne tient plus compte que d'un seul et unique facteur, le rendement, le fric, le reste à la trappe. Le pouvoir des gouvernements par rapport à cela est assez faible, voire dérisoire. Il donne de grandes quantités d'argent aux entreprises pour qu'elles daignent bien rester sur le territoire national, argent que celles-ci empochent bien sûr sans vergogne et sur lequel, le plus souvent, elles n'auront que très peu de comptes à rendre, ou en tout cas, elles ne seront pas tenues de rembourser si, quelques années plus tard elles ferment boutique suite, par exemple, à une faillite organisée. Autre aspect, le savoir faire des ouvriers et les machines de pointe de telle ou telle petite entreprise rachetée videra les lieux avant même qu'on ait renvoyé les ouvriers pour aller nourrir les usines délocalisées. Bien sûr, la population des pays défavorisés mérite aussi de travailler, mais dans quelles conditions ? Les salaires qui leur sont fournis là sont le plus souvent insuffisant pour assurer totalement leur subsistance. La distinction entre travail et esclavage s'amenuise... La protection des travailleurs est tirée vers le bas, vouée dans une telle logique à lentement (voire brusquement par une suite de chocs) à disparaître.

Que faire ? Que faire ? Que faire ?
       Mon idée n'a rien de sensationnel (et je ne suis certainement pas le premier à la formuler), mais elle peut faire mal là où il faut. La seule logique est l'argent ? C'est là qu'il faut agir ! Si lorsqu'une multinationale commet de tels actes ignominieux, une communauté internationale (une réunion d'individus, toi, moi, lui, déterminés à peser de leur petit pouvoir individuel dans la balance), des milliers d'individus déclarent: "nous n'achèterons plus  vos produits tant que vous ne faites pas marche arrière", et qu'ils mettent leur menace en pratique, alors nous aurons un pouvoir d'action, un pouvoir de faire changer les choses, d'obliger à remettre l'homme/l'humain plus au centre de cette balance capitaliste détraquée.

   Si vous lisez cet article (pas encore très au point), n'hésitez pas à laisser un commentaire.